UE-Mercosur
Le Marché commun du Sud (MERCOSUR) est un processus d'intégration régionale initialement mis en place par l'Argentine, le Brésil, le Paraguay et l'Uruguay, auquel se sont joints par la suite le Venezuela* et la Bolivie**.
Le Parlement européen a décidé de freiner (du moins pour l'instant) la progression de l'accord commercial entre l'UE et le Mercosur en le renvoyant devant la Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) afin qu'elle évalue sa base juridique.
La résolution votée mercredi proposait que l'accord avec le Mercosur soit soumis à l'examen de la Cour de justice.
Avec 334 voix pour, 324 contre et 11 abstentions, le Parlement a approuvé l'envoi du texte à la justice européenne.
Dans ce contexte, il est plus urgent que jamais d'accélérer l'autonomie stratégique européenne et de réduire sa dépendance économique et énergétique, ainsi que de tisser des alliances politiques et commerciales avec des acteurs alternatifs et pertinents.
Selon la CJUE, ce type d'avis prend en moyenne entre 18 et 24 mois à être rendu, bien que la Cour « ait le contrôle total » des procédures et « puisse, lorsque les circonstances l'exigent, donner la priorité à une demande d'avis dans la pratique ».
Pour le MERCOSUR, cela implique un accès préférentiel à l'UE, troisième économie mondiale, un marché de 450 millions de personnes et près de 15 % du PIB mondial. L'Union européenne supprimera les droits de douane sur 92 % des exportations du MERCOSUR, pour une valeur approximative de 61 milliards de dollars américains.
En outre, il accordera un accès préférentiel pour 7,5 % supplémentaires, soit 4,7 milliards de dollars, ce qui profitera à la quasi-totalité des exportations du bloc vers l'UE.